Le Canada dévoile son objectif peu ambitieux de réduction des émissions
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Le Canada a dévoilé vendredi 15 mai sa contribution nationale pour la COP21, prévue en décembre à Paris. Il ambitionne de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30 % d’ici 2030 par rapport à 2005. Un objectif assorti de mesures réglementaires visant à contrôler les émissions de secteurs particuliers (méthane pour le secteur pétrolier et gazier, protoxyde d’azote lié à l’utilisation d’engrais...).
« La nouvelle cible ambitieuse et les mesures de réglementation prévues montrent que nous maintenons l’engagement de réduire les émissions du pays et de travailler avec nos partenaires internationaux a l’établissement d’un accord national à Paris qui comportera des engagements importants et transparents de la part de tous les grands émetteurs », a annoncé la ministre de l’Environnement, Leona Aglukkaq, en présentant la contribution nationale.
Les ONG ne sont pas du même avis. « C’est la cible la plus faible du G7 », a dénoncé l’association Environmental Defense, qui a calculé que cette objectif correspondait à une hausse de 14 % des émissions d’ici 2030 par rapport à 1990.
Pour mémoire, lors de la conférence de Copenhague en 2009, le Canada avait promis une baisse de 17 % des émissions d’ici 2020 par rapport à 2005. Ce but semble aujourd’hui difficile à atteindre, dans la mesure où les émissions canadiennes ont tendance à augmenter ces dernières années. Le pays, très attaché à l’exploitation de sables bitumineux dans sa province de l’Alberta, a par ailleurs quitté le Protocole de Kyoto en 2011, jugeant ses objectifs « peu réalistes ».