Le Japon a quitté la Commission baleinière internationale

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2 janvier 2019



Le 26 décembre, le Japon a annoncé sa décision de quitter la Commission baleinière internationale (CBI), l’organisme chargé de réglementer la chasse à la baleine.

Trente ans après y avoir officiellement mis fin, le Japon va donc reprendre la pêche commerciale à la baleine dès juillet 2019, rejoignant ainsi l’Islande et la Norvège. Cependant, l’archipel n’a jamais complètement cessé cette pratique : il utilise en effet une faille du moratoire mis en place en 1986, qui autorise la chasse aux cétacés pour des recherches scientifiques.

La pêche sera « limitée aux eaux territoriales et à la zone économique exclusive [du Japon] », a assuré le porte-parole du gouvernement. Il a également justifié cette décision par « l’absence de concession de la part des pays uniquement attachés à la protection des baleines, […] bien que des éléments scientifiques confirment l’abondance de certaines espèces de baleines ».

Pour l’ONG Sea Shepherd, qui combat la chasse à la baleine, cette décision pourrait être « une bonne nouvelle pour les cétacés » car elle clarifie la situation. « L’astuce consistant à se faire passer pour des chercheurs va désormais être abandonnée et cela signifie qu’il n’y aura plus aucune justification pour chasser les baleines dans un sanctuaire baleinier international, a-t-elle expliqué dans un communiqué. Nous assistons à la dernière campagne de chasse japonaise en Antarctique. » De plus, si le Japon se retire de la Commission baleinière Internationale, « cela permet à cette dernière de voter la motion pour établir un sanctuaire dans l’Atlantique Sud, mettant donc un terme effectif à la chasse dans tout l’hémisphère Sud ».





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