Le Parti de Gauche partisan d’un référendum plutôt que d’un débat sur les déchets radioactifs‏

Durée de lecture : 2 minutes

29 mai 2013 / Corinne Morel Darleux et Daniel Monnier (Parti de Gauche)




Le débat public sur CiGéo (Centre industriel de stockage Géologique national à Bure, Meuse) qui se tient du 15 mai au 31 octobre 2013 est l’occasion pour le Parti de Gauche d’affirmer son refus de l’enfouissement comme option de « gestion » des déchets radioactifs moyenne et haute activité à vie longue, à Bure comme ailleurs.

Tout d’abord, le Parti de Gauche met en doute la crédibilité démocratique du débat public lancé sur CiGéo. Parce que les conclusions du précédent débat public de 2006, auquel les citoyen-ne-s et associations avaient activement participé, ont été bafouées par le Parlement, le PG est solidaire de ces mêmes citoyen-ne-s et associations qui remettent en cause l’actuel débat.

En effet, quelle capacité les participant-e-s peuvent avoir de remettre en cause la décision même d’enfouir quand Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, affirme en amont du débat, lors de sa visite à Bure le 4 février dernier, que la décision d’enfouir prise en 2006 par le Parlement est la bonne et ne sera pas révisée ?! Curieuse conception de la consultation démocratique que de laisser au bon peuple la couleur des fûts de déchets comme seul choix !

Après un examen approfondi des différentes options, le PG fait au contraire le choix de l’entreposage en surface ou sub-surface pour quatre raisons au moins : 1) les garanties apportées par l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) sur l’enfouissement ne sont pas suffisantes sur la maîtrise de risques complexes, cumulatifs et persistants sur des milliers d’années.

2) Le coût prévisionnel de l’enfouissement de 35 milliards d’euros serait mieux utilisé dans la consolidation de l’entreposage en surface déjà en fonction.

3) Surtout, seul l’entreposage en surface ou sub-surface garantit une réelle réversibilité, c’est-à-dire la possibilité de reprendre les matières radioactives pour raisons de sécurité ou pour un traitement sur lequel des fonds pour la recherche publique doivent être massivement réorientés.

4) Enfin, nous avons tout lieu de croire que le potentiel géothermique du site retenu justifierait un autre usage du sous-sol.

Enfin, le Parti de Gauche reprend à son compte l’adage selon lequel le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas. C’est pourquoi le PG appelle à sortir du nucléaire par la planification écologique, en investissant conjointement dans la baisse de la consommation d’électricité et l’augmentation de la part d’électricité produite par les énergies renouvelables.

Prenant le contre pied de la gestion jusqu’alors opaque et élitiste de l’énergie nucléaire, le PG propose avec le Front de Gauche de soumettre les choix de politique énergétique nationale à un réel débat public tranché par un référendum.






Source et photo : Le Parti de Gauche

Lire aussi : Le député Denis Baupin propose de repousser le débat sur les déchets nucléaires de trois mois

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