Le Québec tenté par le nucléaire, douze ans après s’en être séparé
La centrale nucléaire Gentilly-2 (ici en 2013), située à Bécancour au Canada, a été arrêtée en 2012. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0 Deed/Fralambert
La centrale nucléaire Gentilly-2 (ici en 2013), située à Bécancour au Canada, a été arrêtée en 2012. - Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0 Deed/Fralambert
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Le Québec prépare-t-il un come-back de l’uranium ? Il semblerait que oui. Le 30 janvier, le média Radio-Canada a dévoilé que la centrale nucléaire Gentilly-2, située à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Montréal, pourrait reprendre du service. Et ce, douze ans après l’arrêt des réacteurs de l’unique centrale de la province francophone.
La maire de Bécancour, la commune concernée, Lucie Allard, a découvert la nouvelle en lisant la presse : « Je l’ai appris en même temps que tout le monde. [...] L’information que nous avons eue au conseil municipal, à l’Hôtel de ville, c’est que la centrale nucléaire est fermée de façon irréversible », a-t-elle déclaré à la radio.
Sentant grandir les interrogations et la surprise des habitants, la régie nationale de l’énergie à l’origine de l’annonce, Hydro-Québec, a cherché à rassurer les plus sceptiques : « On a un site nucléaire au Québec qui a déjà fonctionné, et on a posé la question à savoir “Est-ce que ça pourrait être mis en service ?". La réponse semble être oui, mais ça prendrait quand même plusieurs années », a précisé le vice-président Dave Rhéaume.
Le fournisseur d’électricité québécois a par ailleurs rappelé qu’aucune production d’énergie nucléaire n’était prévue d’ici 2035. Passé cette date, Hydro-Québec aimerait multiplier par quatre la production d’électricité nucléaire de la province.
Le 30 janvier, l’Ontario annonçait aussi vouloir remettre à neuf quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Pickering, à l’est de Toronto. Pour répondre à la forte demande d’électricité, dépassant l’offre disponible, le gouvernement canadien entend investir dans de petits réacteurs modulaires (PRM).