Le jardin sans pétrole appelle la belette en renfort contre le campagnol

Durée de lecture : 2 minutes

5 décembre 2015 / par Christine Laurent

Nous n’avons pas pu nous rendre au jardin. Pas que nous soyons assignés à résidence mais à cause de travaux sur la ligne c du RER... Dommage, la mâche s’était développée et nous aurions pu cueillir une bonne salade !

La mâche va bien

J’avais aussi prévu de voir comment installer un abri pour tenter d’attirer un couple de belettes dont l’espèce semble bien présente dans l’Essonne. J’ai découvert qu’elle été signalée comme courante dans une étude sur la biodiversité réalisée chez nos voisins du plateau du Hurepoix.

La belette (Mustela nivalis) est le plus petit carnivore d’Europe. Elle mesure une vingtaine de centimètres et pèse moins de 100 grammes. Son corps svelte et sa tête étroite lui permettent de se glisser dans les trous et les fissures les plus étroites et d’aller chasser les campagnols jusqu’au fond de leurs galeries. Elle les tue d’une morsure dans la région occipitale qui leur disloque les vertèbres cervicales ; puis elle festoie car le campagnol est sa nourriture favorite et constitue 80 % de son alimentation.

Mais comment les attirer dans notre jardin ? Dans la nature, la belette installe sa tanière sous des tas de pierres et la garnit de plumes et de poils. Elle peut aussi se contenter d’un trou dans un mur ou dans une vieille souche d’arbre. Elle s’installe en lisière de bois, près des champs de céréales, dans les talus, les broussailles, les haies et les buissons.

Nous avons dégoté le plan d’un « terrier » dans notre bible Le guide de l’autonomie au jardin aux éditions Terre vivante. Un modèle en bois avec un vestibule et une chambre, accessible par un orifice rond de 2,5 cm de diamètre. La précaution importante est de ne pas le poser à même le sol et de le dissimuler sous des buissons ou des branchage.

Cette méthode sera peut-être plus efficace que le piégeage, car jusqu’à maintenant le campagnol, malin rongeur, a parfaitement réussi à l’éviter.


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