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En bref — Climat

Le ministre états-unien de l’environnement nie le rôle du CO2 dans le changement climatique

Climato-sceptique reconnu, Scott Pruitt, le nouveau patron de l’Agence américaine de l’environnement (EPA), a lancé jeudi 9 mars un premier pavé dans la mare en affirmant sur l’antenne de CBNC que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) n’étaient sans doute pas un facteur déterminant dans le changement climatique .

« Je pense que mesurer avec précision l’impact de l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu’il s’agit d’un contributeur important au réchauffement climatique », a-t-il déclaré dans une interview sur la chaîne CNBC, avant de dénoncer le « mauvais accord » de Paris. « L’accord de Paris aurait dû être géré comme un traité , il aurait dû passer par une validation au Sénat. C’est inquiétant », a-t-il déploré.

Les propos du nouveau patron de l’EPA, longtemps détracteur farouche de cette agence contre laquelle il a initié ou s’est joint à quatorze actions en justice, ont provoqué un tollé, notamment dans la communauté scientifique. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) « a déterminé que l’accroissement des émissions de CO2 était la principale cause du réchauffement suivi par le méthane, les gaz halogénés et le protoxyde d’azote dont les concentrations ont résulté principalement des activités humaines », rappelle notamment Kerry Emanuel, professeur de sciences atmosphériques au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

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