Les 0,01% les plus riches sont responsables d’une part disproportionnée des dommages climatiques
Action de 350.org, Action Justice Climat, Attac France, Greenpeace France et Extinction Rebellion France contre TotalEnergies le 29 avril 2026. - © Martin Lelievre / AFP
Action de 350.org, Action Justice Climat, Attac France, Greenpeace France et Extinction Rebellion France contre TotalEnergies le 29 avril 2026. - © Martin Lelievre / AFP
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Greenpeace révèle que la dette climatique des 0,01 % les plus fortunés (soit les riches parmi les riches) atteint 992 milliards de dollars annuels. Voici la conclusion d’une étude menée par Greenpeace Afrique publiée le 9 juin. La dette climatique correspond à la monétisation des dommages causés par les émissions empêchant de limiter le réchauffement à 1,5 °C, comme prévu par l’Accord de Paris.
Ce travail fait écho aux travaux de l’économiste Lucas Chancel qui démontre que 70 % des émissions des 1 % les plus riches du monde provenaient de leurs investissements plutôt que de leur consommation.
Greenpeace estime que les 1 % les plus riches sont responsables de 41 % de l’ensemble des émissions liées à la propriété (immobilier, actifs financiers) et 16,5 % de celles liées à la consommation (jets privés, etc). C’est donc les émissions liées à la propriété du capital et aux portefeuilles d’investissement à forte intensité carbone des ultrariches qui constituent le gros de l’injustice climatique.
Avec ce rapport, l’ONG appelle de nouveau à taxer les riches. « Pendant des années, la politique climatique s’est concentrée sur les consommateurs. Mais nos conclusions suggèrent que nous devrions accorder beaucoup plus d’attention à ce que [les gens] possèdent et dans quoi ils investissent », a déclaré Clara Thompson, responsable des campagnes sur le climat et la justice fiscale chez Greenpeace International.
« Imposer aux milliardaires le coût réel de leurs investissements polluants et de leur mode de vie n’est pas une mesure radicale, mais une démarche juste et nécessaire pour financer la lutte contre le changement climatique », a déclaré Koaile Monaheng, responsable politique de la campagne « Fair Share Global » chez Greenpeace Afrique.