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Le pois gourmand avait peur de la sécheresse

27 février 2016 / par Christine Laurent (Reporterre)



De l’art de bien placer les fèves et pois gourmands, en tenant compte de l’ensoleillement et de la rotation nécessaire... Mais quel délice, à l’arrivée !

Nos graines commandées un peu tardivement sont arrivées à temps pour mise en terre des fèves et des pois. De bonnes légumineuses qui poussent facilement, pourvu que la chaleur ne démarre pas trop vite ! L’année dernière, la sécheresse qui s’était installée dès mars avec une sorte de canicule printanière avait totalement plombé la production de nos légumineuses. Cette année, nous les avons semées dans un sol bien frais, le long des framboisiers, à l’avant poste de la courbe solaire. Quand l’astre montera vers le zénith, elles seront protégées de ses rayons par la frondaison de l’aubépine.

Le plus difficile est finalement de leur trouver une nouvelle place chaque année car les lignes de pois et de fèves, et plus tard les tipis de haricots - qui appartiennent aussi à la famille des fabacées - finissent par occuper une bonne partie du potager. Il faut arriver à respecter une rotation dans laquelle la terre est occupée par d’autres familles de plantes pendant trois ans avant de retrouver les fabacée, sous peine de voir ces dernières développer des maladies plus graves que les invasions de pucerons.

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Pois gourmands au marché d’Aubignan

Fèves et pois gourmands sont des légumes printaniers très intéressants à cultiver, bourrés de protéines et riches en magnésium. Nous n’en avons jamais dans nos paniers de l’Amap et quand on les trouve en bio, leur coût est exorbitant. Pourtant ce sont des plantes assez peu exigeantes qui produisent elles-mêmes l’azote dont elles ont besoin pour développer leur feuillage. Toutes deux originaires du Moyen-Orient où leur culture a accompagné celle des céréales au Néolithique, elles sont adaptées à nos climats depuis le Moyen-âge, comme l’atteste leur inscription dans le capitulaire de Villis de Charlemagne.

Dans notre petit colis, il y avait aussi quelques sachets de graines de salades diverses, plusieurs variétés de courges parmi lesquelles l’incroyable Giraumon turban qui peut peser jusqu’à 4 kilogrammes et quelques plantes originales comme la bardane du Japon et la chrysanthème comestible. Pour le reste, nous comptons sur nos reliquats et les graines récoltées dans le jardin.




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Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photos :
. chapô et jardin : © Christine Laurent/Reporterre
. pois gourmands : Wikimedia

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