Le tir des cormorans, espèce protégée, à nouveau autorisé
Le cormoran avale 500 grammes de poissons par jour. - Flickr/Frank Vassen
Le cormoran avale 500 grammes de poissons par jour. - Flickr/Frank Vassen
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Le gouvernement a entendu les revendications des pisciculteurs. Le ministère de la Transition écologique a publié le 26 février un arrêté autorisant à nouveau l’effarouchement et le tir des cormorans. L’oiseau marin est pourtant protégé en France depuis les années 1970. Mais face aux dégâts provoqués chez les poissons d’eau douce, l’objectif de cet arrêté est d’en « limiter la prédation » dans les piscicultures et chez les espèces aquatiques protégées, précise le gouvernement.
Très friand de brochets, de truites ou d’ombres, le cormoran mange environ 500 grammes de poissons chaque jour, ce qui en fait la bête noire des pisciculteurs et des pêcheurs. Avec son bec crochu et son plumage noir de jais, sa population a explosé au cours des quarante dernières années. En 1983, on comptabilisait 15 000 grands cormorans. Désormais, ils sont plus de 115 000 à s’installer chaque hiver en France.
L’arrêté précise que les quotas de « tirs dérogatoires » seront fixés par chaque préfet dans les départements dans la limite de 20 % des effectifs de cormorans. Ce plafond pourra dans certaines circonstances être augmenté, jusqu’à 30 %. Pour la Ligue de Protection des oiseaux, « faire du cormoran le bouc-émissaire de la régression des poissons d’eau douce est un non-sens. Les véritables causes sont plutôt la pollution et la dégradation de la qualité des eaux, les barrages et la discontinuité écologique, le réchauffement climatique et les sécheresses meurtrières ».