Les 10 % les plus riches responsables des deux tiers du changement climatique
Les émissions des plus riches sont particulièrement néfastes pour les pays les plus pauvres, qui contribuent peu au changement climatique. - Pexels / CC / George Desipris
Les émissions des plus riches sont particulièrement néfastes pour les pays les plus pauvres, qui contribuent peu au changement climatique. - Pexels / CC / George Desipris
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Une étude publiée dans la revue Nature Climate Change le 7 mai révèle que les 10 % les plus riches de la planète ont un impact carbone deux fois plus important que tout le reste de la population réuni. Le rapport montre que ces personnes sont responsables des deux tiers du réchauffement climatique observé depuis 1990 et de l’augmentation des événements tels que les vagues de chaleur et les sécheresses.
Ces effets sont particulièrement notables dans les régions tropicales vulnérables telles que l’Amazonie, l’Asie du Sud-Est et l’Afrique australe, des territoires qui, historiquement, ont moins contribué que les autres aux émissions mondiales. En combinant données économiques et simulations climatiques, les chercheurs ont pu retracer les émissions des différents groupes de revenus mondiaux et évaluer leur contribution à des extrêmes climatiques spécifiques. Ils constatent que les émissions des 10 % d’individus les plus riches aux États-Unis et en Chine multiplient, à elles seules, de deux à trois fois les extrêmes de chaleur dans les régions vulnérables.
« Les impacts climatiques extrêmes ne sont pas seulement le résultat d’émissions globales abstraites, mais nous pouvons les relier directement à notre mode de vie et à nos choix d’investissement, qui sont à leur tour liés à la richesse », pointe Sarah Schöngart, autrice principale de l’étude, dans un communiqué de presse. Les auteurs espèrent que leurs recherches pourront motiver la création d’instruments politiques progressistes destinés aux « élites de la société ». Faire payer les riches pollueurs individuels peut également contribuer à fournir le soutien nécessaire à « l’adaptation et aux pertes et dommages dans les pays vulnérables », assurent les chercheurs.