Les déchets toxiques de Stocamine resteront sous terre
Blocage de l’entrée de Stocamine par des militants de Destocamine, en septembre 2021. - © Collectif Destocamine
Blocage de l’entrée de Stocamine par des militants de Destocamine, en septembre 2021. - © Collectif Destocamine
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Le confinement définitif des 42 000 tonnes de déchets toxiques (arsenic, mercure, amiante...) à Stocamine, dans le Haut-Rhin, a été acté le 20 septembre par Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique.
Depuis des années, de nombreux élus, associations environnementales et collectifs, comme Destocamine, se battent contre ce centre d’enfouissement situé dans une ancienne mine de potasse à Wittelsheim, dans la banlieue de Mulhouse.
Le 26 juin dernier, les commissaires enquêteurs ont donné un avis favorable à l’enfouissement à durée illimitée alors que 98 % des 1 571 contributions à l’enquête publique exprimaient un avis défavorable, selon Rue89 Strasbourg. L’association Alsace Nature souhaiterait faire une contre-expertise et a pour cela lancé un appel à dons.
Dans un communiqué de presse, les opposants se disent « indignés par cette nouvelle décision », qu’ils considèrent comme « une provocation ». Ils appellent à un « déstockage total et immédiat de tous les déchets ». Une opération qui pourrait s’avérer bien délicate. Faute d’entretiens, plusieurs galeries commenceraient à s’affaisser comme l’explique Me Zind, l’avocat d’Alsace Nature, dans un article du Monde.
Depuis un incendie dans les galeries en 2002, l’opposition monte contre ce projet. Les écologistes alertent sur le risque de contamination de l’une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe, malgré le confinement des déchets dans plusieurs couches de béton. La gestion du site et son contenu présenteraient en effet de nombreuses irrégularités.