Les incendies dégradent la qualité de l’air à des milliers de kilomètres
La région la plus touchée en 2024 a été le bassin amazonien. - Flickr / CC BY 2.0 / U.S. Department of Agriculture
La région la plus touchée en 2024 a été le bassin amazonien. - Flickr / CC BY 2.0 / U.S. Department of Agriculture
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Le constat est inquiétant. L’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui dépend de l’Organisation des Nations unies, a publié son cinquième bulletin annuel sur la qualité de l’air et le climat. L’OMM rapporte que les feux de forêt qui ont eu lieu en 2024 ont grandement contribué à la pollution de l’air en provoquant une augmentation des niveaux de particules fines (PM 2,5) dans l’air, jusqu’à des milliers de kilomètres. Celles-ci sont particulièrement nocives, car elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons et le système cardiovasculaire.
Concrètement, les feux de forêt de l’année 2024 ont été responsables de niveaux de PM 2,5 supérieurs à la moyenne au Canada, en Sibérie et en Afrique centrale, selon le bulletin. La plus forte augmentation a été enregistrée dans le bassin amazonien, entraînant une dégradation de la qualité de l’air dans les centres urbains.
En 2025, la France a elle aussi été touchée par ce phénomène, notamment en raison de l’incendie qui a parcouru 17 000 hectares dans l’Aude en août. L’association Atmo Occitanie avait signalé un épisode de pollution aux particules fines le 7 août dans le département.
« Les répercussions climatiques et la pollution de l’air ne connaissent pas de frontières nationales, comme en témoignent la chaleur et la sécheresse intenses qui alimentent les feux de forêt et dégradent la qualité de l’air de millions de personnes. Nous devons améliorer la surveillance et la collaboration internationales pour relever ce défi mondial », explique Ko Barrett, secrétaire générale de l’OMM. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la pollution de l’air est responsable de plus de 4,2 millions de morts prématurées chaque année dans le monde.