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Objectif 30 000 €

Les jardiniers sans pétrole cultivent leurs connaissances

20 février 2016 / Christine Laurent (Reporterre)



La météo étant défavorable à une visite au Jardin sans pétrole, les jardiniers se cultivent bien au chaud et imaginent l’avenir du lopin.

Ce week-end, pas de jardin, trop d’eau et de froid… Tel le compost mélangé à la terre, au chaud à la maison, nous brassons connaissances livresques et expériences jardinières.

Qu’allons-nous tenter de nouveau cette année qui puisse être mené par des jardiniers du week-end ? La Parisienne peu expérimentée que j’étais il y a trois ans a, depuis, lu et appris beaucoup au contact de la terre des bords de la Juine. Dans cette petite campagne à une heure de chez nous, nous avons amélioré ce qui pouvait l’être et installé dans le paysage du centre équestre une oasis luxuriante. Autour, les paddocks sont sur-pâturés. Plus loin, l’agriculture intensive domine. Mais les coteaux boisés nous protègent des pesticides transportés par le vent.

Régularité des arrosages

Après trois ans de soins, la terre est indéniablement plus souple, plus vivante et, en cette saison, les vers de terre y sont abondants. Gare aux pointes de la grelinette qui les coupent en deux et nous valent les reproches de Léonie ! Nous avons pris conscience de la fragilité de cette terre en observant ses réactions. Laissée à nue ou piétinée quand elle est mouillée, elle se tasse et devient si dure que rien ne peut plus y être semé. Au contraire, protégée par un simple carton, elle devient en quelques semaines grumeleuse et accueillante pour les graines. La plupart du temps, elle est protégée par des copeaux de peuplier, que nous avons en quantité, récupérés d’un chantier de menuiserie de Jean-Marie.

Pour autant, nos récoltes ne sont pas aussi abondantes qu’elles devraient l’être. À cause de la faible teneur de notre sol en argile – moins de 10 % – qui limite la fabrication du complexe argilo-humique si important pour les plantes ? Nous allons faire un test sur quelques m2 en ajoutant de la bentonite, une argile employée par les agriculteurs en bio et même en biodynamie.

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La haie de thuyas derrière le jardin.

La quantité d’eau et la régularité des arrosages limite sans doute aussi la croissance des légumes, surtout au printemps pour les semis et les plantules, qui nécessitent d’être arrosés tous les jours. Mais, victoire ! Les propriétaires nous ont enfin permis d’installer un compteur sur une arrivée d’eau de ville qui alimentait autrefois le jardin. Ainsi, avec un petit programmateur, nous pourrons satisfaire les besoins en eau de nos légumes.

Cette année, nous allons nous concentrer sur la partie de notre lopin qui offre les meilleures conditions d’ensoleillement et de fertilité. Nous y avons déjà rassemblé les plantes comestibles qui végétaient dans l’environnement des thuyas, espérant que les racines des deux noisetiers – dont la transplantation est maintenant risquée – trouveront un chemin vers l’eau et les minéraux du sous-sol. Ces thuyas sont embêtants, mais ils aussi un brise-vent efficace et un abri que nous apprécions quand, téméraires, nous partons au jardin par temps couvert !




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Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photos : © Christine Laurent/Reporterre

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