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Les légumes perpétuels du Jardin sans pétrole

26 mars 2016 / Christine Laurent (Reporterre)



L’impossibilité de rejoindre le jardin a donné l’occasion de découvrir un livre sur les légumes perpétuels. Ceux-ci sont bien pratiques pour les jardiniers occasionnels : une fois plantés, et sans beaucoup d’entretien, ils réapparaissent à chaque printemps.

Privées de jardin ! Nous nous sommes laissées piéger par des travaux sur la ligne C du RER… qui immobilisent les trains ce week-end. Le nouveau livre du paysagiste-jardinier Aymeric Lazarin, arrivé dans ma boîte aux lettres, sera le compagnon de ce samedi tout gris. Il nous faudra bien attendre la semaine prochaine pour voir comment s’est passé l’arrosage automatique des semis.

Intitulé Mon potager de vivaces et publié par Terre vivante dans sa collection Conseil d’expert, il présente « 60 légumes perpétuels à découvrir ». Perpétuel ! Le terme est un peu fort mais il permet d’isoler, parmi tous les légumes, ceux qui durent plusieurs années et que l’on a pas besoin de semer chaque année. Une fois installés, ils demandent peu d’entretien et réapparaissent à chaque printemps.

Encyclopédie des plantes bio-indicatrices 

Pour les jardiniers du week-end comme nous, ces plantes comestibles offrent des avantages évidents. D’ailleurs, en feuilletant le livre d’Aymeric Lazarin, je constate que nous avons déjà beaucoup de ces légumes vivaces : artichaut, ciboulette, rhubarbe, groseillier, cassissier, framboisier, roquette vivace, fraisier, thym, lavande, hysope, sarriette, menthe, romarin, consoude, livèche, ortie, oseille…. Depuis peu, nous avons aussi un poireau perpétuel, trois pieds de topinambours et une capucine tubéreuse, qui attend dans un sac en papier sur le bord de la fenêtre d’être mise en terre.

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La noisette de terre (Conopodium majus)

D’autres légumes présentés ont des noms déjà entendus, comme la poire de terre, le crosne, l’oca du Pérou… J’y découvre en revanche la noisette de terre, ou conopode dénudé (Conopodium majus), une plante indigène du nord-ouest de la France et prisée autrefois notamment des Bretons, qui produit des tubercules croquants au goût de noisette, très nourrissants, au dire de Gérard Ducerf, qui lui consacre une fiche dans son Encyclopédie des plantes bio-indicatrices ! J’ai bien envie d’en mettre dans le jardin. Cette plante forme des touffes fleuries d’ombelles blanches délicates qui plaisent aux abeilles. Elle est bien moins dangereuse dans un jardin comestible que son sosie, la belle cigüe, avec laquelle était préparé le poison des condamnés à mort, parmi lesquels le philosophe Socrate.


- Mon potager de vivaces par Aymeric Lazarin, éditions Terre vivante, 224 p., 24 ,90 €.




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Lire aussi : Quand la permaculture crée des jardins-forêts comestibles...

Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photo : Les débuts de la floraison du pêcher au Jardin sans pétrole. © Christine Laurent/Reporterre

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