Les pompes à chaleur sont très performantes… si elles sont bien réglées
La PAC air/eau se révèle environ 3 à 4 fois plus efficace qu’une chaudière ou qu’un radiateur électrique. - Pixnio / Marko Milivojevic
La PAC air/eau se révèle environ 3 à 4 fois plus efficace qu’une chaudière ou qu’un radiateur électrique. - Pixnio / Marko Milivojevic
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Pour remplacer un chauffage au gaz ou au fioul, nombre de ménages se tournent vers les pompes à chaleur (PAC). Sont-elles performantes d’un point de vue économique et environnemental ? « Les performances des PAC sont très bonnes si elles sont bien mises en œuvre et réglées, quels que soient la zone géographique et le niveau d’isolation du bâtiment », écrit l’Ademe dans son avis publié le 7 octobre.
La PAC air/eau se révèle environ 3 à 4 fois plus efficace qu’une chaudière ou qu’un radiateur électrique. Il s’agit donc d’« un outil très efficace pour diminuer les émissions de CO2 liées au chauffage et à la production d’eau chaude sanitaire dans le bâtiment ».
Pour en arriver à ces conclusions, l’Ademe a mené une campagne de mesure sur 90 PAC air/eau et 10 PAC géothermiques (eau/eau ou sol/eau) lors d’une saison de chauffe, ainsi que des tests en laboratoire et une étude sur les consommations de chauffage de ménages équipés en PAC air/air.
Un surcoût amorti en deux ans
Le foyer peut voir sa facture de chauffage divisée par deux en moyenne par rapport au gaz. « Le surcoût du choix d’une PAC par rapport à une chaudière gaz est globalement amorti en deux ans après déduction des aides, et en six ans sans déduction, avec les coûts actuels de l’énergie », estime l’Ademe.
Cependant, environ un tiers des PAC étudiées dans le cadre de l’étude présentaient des performances amoindries en raison d’un mauvais réglage de la température de l’eau circulant dans les radiateurs en fonction de la température extérieure, et au mauvais dimensionnement des radiateurs. « Améliorer la formation des professionnels est donc indispensable », recommande l’Agence.