Les violences domestiques augmentent avec la chaleur extrême
Chaque augmentation de 1 °C de la température mondiale est associée à une hausse de 4,7 % des violences conjugales dans le monde. - © Jewel Samad / AFP
Chaque augmentation de 1 °C de la température mondiale est associée à une hausse de 4,7 % des violences conjugales dans le monde. - © Jewel Samad / AFP
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La chaleur extrême peut favoriser la violence domestique. C’est la conclusion d’une étude publiée dans la revue Jama Network Open le 29 août.
L’équipe de scientifiques a analysé plus de 150 000 appels pour violence domestique passés au département de police de la ville de La Nouvelle-Orléans, aux États-Unis, entre 2011 et 2021. 70 % de ces appels analysés sont liés à des conflits au sein d’un couple. Les chercheurs ont constaté que lorsque la température « ressentie » (c’est-à-dire tenant compte de la chaleur et de l’humidité) se situait dans la fourchette des 10 % les plus hautes jamais ressenties dans la zone pendant au moins cinq jours consécutifs, les appels pour violence au sein d’un foyer augmentaient de 7 %.
À La Nouvelle-Orléans, cette fourchette de chaleur correspond à des températures ressenties comprises entre 34 et 38 °C environ. Sans ces températures record, les chercheurs estiment qu’il y aurait eu environ 245 appels de moins pendant la période 2011-2021.
Dans un communiqué, l’autrice principale de l’étude, la spécialiste en santé publique Anita Raj, estime que la chaleur extrême est plus qu’un problème météorologique : « C’est un problème de santé et de sécurité publiques. »
D’autres études ont documenté ce lien entre chaleurs extrêmes et comportements violents. Selon un rapport des Nations unies publié en avril, chaque augmentation de 1 °C de la température mondiale est associée à une hausse de 4,7 % des violences conjugales dans le monde. Les féminicides augmentent également de 28 % durant les vagues de chaleur.
L’exposition à des chaleurs croissantes entraîne une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la pression artérielle et une hausse des niveaux de cortisol — l’hormone du stress. Ces effets sont susceptibles de rendre les individus plus irritables, d’altérer le contrôle de soi et de diminuer la tolérance à la frustration.