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En brefNucléaire

Lutins et magiciens dénoncent le « conte de fées » nucléaire à Bruxelles

«Le conte de fées nucléaire = crise climatique », dénoncent les activistes devant le sommet sur l'énergie nucléaire.

Princesses, lutins et magiciens pour dénoncer le « conte de fées » du nucléaire. Plusieurs dizaines d’activistes représentant une quarantaine d’organisations du monde entier, dont Greenpeace, le Réseau sortir du nucléaire et Don’t nuke the climate ont bloqué les accès au sommet sur l’énergie nucléaire, jeudi 21 mars à Bruxelles. Déguisés et réunis autour d’un château gonflable, ils dénoncent « le vieux mythe d’une énergie omnipotente qui pourrait sauver le climat », selon Greenpeace.

Ce sommet est organisé par l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) dans le sillage de la déclaration sur le nucléaire adoptée lors de la COP28 à Dubaï en décembre. Il réunit dans la capitale belge des représentants d’une trentaine de pays, dont la Chine, le Brésil et les États-Unis, et une vingtaine de dirigeants, parmi lesquels Emmanuel Macron.

Son objectif est de promouvoir l’atome dans le cadre de la transition énergétique et de réfléchir aux moyens concrets d’accélérer la relance en améliorant l’accès aux financements et la formation.

« Une filière en déperdition »

Les organisations présentes dénoncent un « hold-up climatique ». « Ces investissements devraient servir à mettre en place des mesures concrètes pour endiguer le dérèglement climatique de toute urgence. Les chefs d’État présents soutiennent au contraire une filière en déperdition, inadaptée à l’urgence climatique, dangereuse et productrice de déchets éternels », dénonce Jan Vande Putte, chargé de campagne pour Greenpeace Belgique.

Le nucléaire représente actuellement moins de 10 % de la production mondiale d’électricité (contre 18 % en 1988), avec 438 réacteurs en fonctionnement dans 31 pays. Plus de 500 réacteurs sont en projet ou envisagés, dont 61 déjà en construction. Mardi 19 mars, Greenpeace France a publié un rapport rappelant les dérives de coûts et de délais de construction des EPR actuellement en chantier et évaluant à plus de 100 milliards d’euros la construction des six EPR2 à venir — soit plus du double du coût annoncé.

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