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En brefEurope

« Made in Europe » : le plan de la Commission européenne pour booster l’industrie

C’est un tournant idéologique. Pour sauver l’industrie du Vieux continent, la Commission européenne a dévoilé, le 4 mars, ses propositions en faveur du « Made in Europe ». Objectif : faire remonter la part de l’industrie à 20 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2035, contre 14 % aujourd’hui. Face à la concurrence chinoise, le projet de loi sur l’accélération industrielle (IAA, pour Industrial Accelerator Act) introduit une « préférence européenne » dans l’automobile, le nucléaire, les éoliennes, l’acier et l’aluminium.

Par cette mesure, l’Union européenne pose les premières barrières au libre-échange. Concrètement, les aides et marchés publics seront désormais orientés en priorité vers les productions locales dans les secteurs jugés stratégiques. Ainsi, seules les voitures électriques composées d’au moins 70 % de pièces européennes pourront bénéficier d’aides publiques. Le contrôle des investissements étrangers sera renforcé et les groupes étrangers, notamment chinois, devront accepter des transferts de technologies pour s’implanter.

Mais rien n’est encore acté, le plan doit encore être approuvé par les États membres et le Parlement européen. Le principal débat porte sur la définition du « Made in Europe ». Tandis que certains pays comme la France veulent une approche stricte, limitée aux entreprises européennes, d’autres comme l’Allemagne souhaitent inclure des États disposant d’accords commerciaux avec l’Union européenne. Ce texte, dont la présentation a déjà été maintes fois repoussée pour cause de désaccords ne pourra pas entrer en vigueur au mieux avant fin 2027.

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