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Pesticides : 1re victoire pour Générations futures face aux dérégulations voulues par l’Europe

La Commission européenne veut supprimer la date d'expiration des autorisations de mise sur le marché des pesticides et biocides.

La Commission européenne veut supprimer la date d’expiration des autorisations de mise sur le marché des pesticides et biocides. Aujourd’hui, ces substances chimiques — utilisées en agriculture ou pour détruire des organismes nuisibles — doivent être réévaluées tous les dix à quinze ans pour s’assurer qu’elles ne présentent pas de risques inacceptables pour la santé ou l’environnement.

L’omnibus X, paquet législatif annoncé en décembre 2025, prévoit d’y mettre fin, officiellement pour désengorger l’agence européenne chargée de ces évaluations, l’Efsa. L’ONG Générations futures s’y oppose et a soumis ses propres contre-propositions à l’agence, par l’intermédiaire du député écologiste Benoît Biteau.

Générations futures propose deux choses : embaucher des experts supplémentaires pour traiter les dossiers en attente, et refuser d’examiner les dossiers que les industriels déposent de manière incomplète — ce qui oblige aujourd’hui l’agence à des allers-retours chronophages pour obtenir les informations manquantes. Dans sa réponse du 8 mai, l’Efsa valide ces alternatives : recruter cinquante experts permettrait de résorber les retards accumulés en trois ans. L’agence confirme également que rejeter les dossiers incomplets déposés par les industriels réduirait significativement sa charge de travail. « Des ressources supplémentaires pourraient avoir un effet transformateur », conclut-elle.

Pour Générations futures, qui a publié mercredi 13 mai un communiqué, ces éléments rendent la proposition de la Commission indéfendable. L’ONG appelle le gouvernement français à porter ces propositions au Conseil de l’Union européenne, et le Parlement à adopter une résolution européenne déposée par le député Biteau pour retirer les approbations illimitées du texte.

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