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Mégabassines : le parlement local de l’eau invite à une « pause »

La création de mégabassines n’est pas écartée. Mais elle devra être adossée à des mesures écologiques.

Est-ce un début de sortie de crise dans la bataille des mégabassines ? Le 4 juillet dernier, le comité de bassin Loire-Bretagne, le « parlement local de l’eau » a voté une motion qui incite à remettre à plat l’ensemble de ce dossier explosif.

Par 137 voix et 1 abstention, les membres de cette instance – qui réunit 190 acteurs (État, collectivités locales, secteurs économiques et agricoles, associations) – ont approuvé le texte, demandant notamment que « chaque projet de retenue de substitution soit adossé à des engagements individuels et collectifs, pris par les exploitants agricoles irrigants, favorables à la transition agroécologique, avec obligation de résultat ».

Autrement dit, la création de mégabassines n’est pas écartée. Mais elle devra être adossée à des mesures écologiques. Replantation de haies, baisse des pesticides, restauration de zones humides… Autre sujet sensible, le partage de l’eau. Interrogé par Le Monde, le président du comité de bassin, Thierry Burlot, a indiqué que les futurs projets devraient mieux prendre en compte l’ensemble des agriculteurs, notamment les maraîchers, et les autres usages, comme la lutte contre les feux.

La motion adoptée n’a rien de contraignant ni d’obligatoire mais marque un tournant dans ce dossier, invitant à une reprise du dialogue entre agriculteurs irrigants, État et écologistes. Une délégation va poursuivre la médiation jusqu’en novembre.

À la question d’un éventuel moratoire sur les quatorze bassines prévues après celle de Sainte-Soline, Thierry Burlot a également affirmé au quotidien du soir qu’une « pause » dans les travaux « serait bienvenue ».

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