« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste », avec François Ruffin

Durée de lecture : 1 minute

9 avril 2020



Sitôt le confinement annoncé, le député France insoumise François Ruffin, jamais en panne d’idées, a lancé un site destiné à « préparer les ruptures nécessaires ». Il est baptisé l’An01.org, en référence à la bande dessinée du début des années 1970, L’An 01, de Gébé.

« Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste », explique le site en introduction. Il propose trois choses :

  • Une permanence téléphonique permettant de recevoir les témoignages de dysfonctionnements. « Auxiliaires de vie sociale sans masque ni gel, services d’urgence déjà bondés, animateurs vacataires privés de droits au chômage technique… Ces situations, comme député, je peux m’en faire le relai », explique François Ruffin.
  • De coécrire un livre avec lui : « Je m’en vais écrire un livre. Sous vos yeux, et à vrai dire avec vous : je ne compte pas faire tout le boulot tout seul. (…) vous m’apporterez vos contributions, m’aiderez avec des recherches, m’offrirez des pièces du puzzle. Nous solliciterons aussi des intellectuels (…). Il s’agira, simplement, d’un commentaire composé sur l’allocution susmentionnée de notre chef de l’État, un morceau d’anthologie, un chef-d’œuvre de mauvaise foi : “santé gratuite”, “en dehors des lois du marché”, “souveraineté”… tout y est passé. »
  • Une émission de radio depuis sa cuisine, le soir, avec des invités, baptisée « Allô Ruffin ». « Tous les soirs, on se retrouve dans ma cuisine, on monte une radio, on se donne des nouvelles du front, des conseils de lecture ou de film, on se fait le point sur notre bouquin », détaille-t-il.

- Source : Reporterre





Lire aussi : Qu’est-ce que l’An 01 ?
THEMATIQUE    Politique
19 janvier 2021
En Inde, des centaines de milliers de paysans révoltés cernent New Delhi
Reportages
12 janvier 2021
Changer l’article 1 de la Constitution en faveur de l’environnement est-il utile ?
Info
19 janvier 2021
Lettre du bocage : « Nous ne supportons pas d’être gouvernés par la peur »
Tribune


Sur les mêmes thèmes       Politique