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Brève — Climat

Ozone, température : septembre 2020, le mois de tous les tristes records

Les scientifiques du service météorologique européen Copernicus ont révélé, mercredi 7 octobre, que le mois de septembre 2020 a été plus chaud de 0,05°C que le mois de septembre 2019 au niveau mondial. Le mois de septembre 2019 était auparavant le plus chaud jamais enregistré, ce qui fait du mois de septembre 2020 le plus chaud au monde jusqu’à présent.

En parallèle, les températures dans l’Arctique sibérien continuent d’être bien au-dessus de la moyenne et la glace de mer arctique est à son deuxième niveau le plus bas depuis le début des enregistrements par satellite.

En Europe, les températures moyennes de septembre ont également atteint un niveau record, soit environ 0,2 °C de plus que le mois de septembre le plus chaud de 2018. Une grande partie du continent a connu des températures supérieures à la moyenne de septembre, en particulier l’Europe du sud-est.

Globalement, l’année 2020 est plus chaude que 2019 pour la même période ; selon les experts, en fonction de certains phénomènes climatiques tels que La Niña, 2020 pourrait devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée.

Le trou dans la couche d’ozone a atteint sa taille maximale

Par ailleurs, les scientifiques du service Copernicus ont confirmé que le trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique est l’un des plus larges et des plus profonds ces dernières années. Les analyses montrent que le trou a atteint sa taille maximale.

En clair, les concentrations d’ozone stratosphérique ont été réduites à des valeurs proches de zéro au-dessus de l’Antarctique, à environ 20 à 25 km d’altitude. Ce phénomène est dû à un vortex polaire fort, stable et froid.

Le trou dans la couche d’ozone de 2020 ressemble à celui de 2018, qui était aussi un trou assez important, et se situe définitivement dans la partie supérieure du peloton des quinze dernières années environ (...) ce qui confirme que nous devons continuer à appliquer le protocole de Montréal interdisant les émissions de produits chimiques qui appauvrissent la couche d’ozone. Vincent-Henri Peuch, chercheur du service Copernicus.

Pour rappel, le trou dans la couche d’ozone est causé par la présence trop importante dans la stratosphère de substances contenant du chlore et du brome, qui détruisent rapidement les molécules d’ozone.

-  Source : Service Copernicus.

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