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En brefPêche

En France, 50 % des poissons proviennent de la pêche durable, mais des populations restent sous pression

Des coquilles Saint-Jacques pêchées à Miquelon, en 2016.

En 2024, 50 % des volumes débarqués en France hexagonale provenaient de populations exploitées durablement, contre 44 % en 2023, selon le bilan 2025 de l’état des populations de poissons exploitées en France publié mardi 3 mars 2026 par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Dans les départements d’Outre-mer, 52 % des débarquements côtiers étaient issus de populations non surpêchées. Cette année-là, 306 000 tonnes de poissons ont été pêchées, soit 5 % de moins qu’en 2023 (323 000 tonnes).

En 2024, 80 populations sur 140 étaient exploitées durablement, contre 18 sur 101 en 2000 (20 % des volumes). Pas question pour autant de crier victoire. « Si l’on raisonne en termes de nombre de populations non surpêchées, nous voyons que la proportion continue de s’améliorer lentement, a commenté Clara Ulrich, chercheuse et coordinatrice des expertises halieutiques à l’Ifremer. Mais si l’on raisonne en termes de volumes de poissons débarqués, nous observons une stagnation autour de 45-50 %, malgré la diminution de l’effort de pêche et des débarquements. La proportion de populations sous pression reste également élevée. Nous sommes donc face à une stabilisation globale avec des améliorations de moins en moins marquées. »

En décembre 2025, l’Ifremer a remis à la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA) un rapport sur l’impact du changement climatique, dans le cadre du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3). Il anticipe en France des pertes moyennes de biomasse de 5 à 8 % vers le milieu du siècle et jusqu’à - 23 % d’ici 2100 pour un réchauffement de 4 °C.

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