Pêche en eau profonde : le documentaire qui montre comment les lobbies ont gagné

Durée de lecture : 1 minute

2 décembre 2014 / Christine Laurent (Reporterre)

En 2013, une grande campagne de sensibilsation avait montré les effets dévastateurs de la pêche en eau profonde. Malgré l’aberration écologique et économique de ce type de pêche, le Parlement européen a refusé son interdiction. Un documentaire dévoile les dessous de ce vote scandaleux.


L’association Bloom qui s’est fait connaître du grand public par une importante campagne pour l’arrêt de la pêche en eaux profondes en 2013 et dont les effets dévastateurs ont été largement médiatisés, sort cette semaine un film analysant l’échec de l’interdiction de cette pêche, suite au vote favorable du parlement européen le 10 décembre 2013 : « Intox : Enquête sur les lobbies de la pêche industrielle » (visible en ligne).

En effet comment expliquer ce vote alors que la majorité des scientifiques, la mobilisation citoyenne et politique allaient dans le sens de l’arrêt de cette pêche dont les chaluts raclent littéralement le fond de la mer, détruisant des milieux dont la biologie est si lente qu’on ne peut imaginer leur reconstitution, pour un bénéfice négatif et un nombre d’emplois médiocres ?

Pour le comprendre, la réalisatrice nous entraîne dans les coulisses des instances de la communauté européenne, suivant les principaux acteurs à l’oeuvre parmi lesquels le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins, des élus locaux de tout bord politique, le ministère de l’Ecologie et l’Ifremer, habilement conseillé par le cabinet GPLUS. Edifiant !

Intox : Enquête sur les lobbies de la pêche industrielle,

Documentaire de 49 minutes :


Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Source : Christine Laurent pour Reporterre

Photo : Bloom association

Voir aussi :

Claire Nouvian : « Il faut en finir avec la méthode de pêche la plus destructrice de l’histoire »

DOSSIER    Pêche

15 novembre 2019
« Le maintien de l’ordre vise à terroriser et décourager en infligeant des blessures graves »
15 novembre 2019
Porté par son succès, le vin naturel affirme sa dissidence
16 novembre 2019
Au Brésil, la marée noire dévaste les côtes et le gouvernement ne fait rien


Dans les mêmes dossiers       Pêche





Du même auteur       Christine Laurent (Reporterre)