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Pesticides interdits : des associations portent plainte contre BASF à Lyon

Les associations réclament une interdiction totale de production et d’exportation de pesticides interdits, y compris pour les biocides.

Le 9 février 2026, les associations Générations futures et Alerte Planète, avec le soutien d’Extinction Rebellion, ont déposé une plainte auprès du tribunal judiciaire de Lyon pour faire la lumière sur la détention et la commercialisation de pesticides interdits dans l’Union européenne, retrouvés sur le site de BASF Agri-Production à Genay (Rhône).

Les faits remontent au 23 juin 2025, lorsque les Faucheurs volontaires d’OGM se sont introduits sur le site industriel et ont révélé la présence du pesticide Fastac, contenant comme substance active l’alpha-cyperméthrine.

À la suite de cette action, la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dréal) Auvergne-Rhône-Alpes a mené une inspection officielle qui a confirmé la présence de Fastac, mais aussi de formulations à base de chlorfénapyr, une autre substance interdite. Son rapport estime à plusieurs dizaines de milliers de litres les quantités de Fastac destinées à l’exportation vers des pays hors Union européenne.

Lire aussi : Des activistes bloquent une usine BASF… et découvrent une substance interdite en Europe

Une inspection antérieure, réalisée le 13 février 2024, avait déjà constaté la présence de Fastac sur le site. La production, le stockage et la circulation de ces produits, Fastac et formulations à base de chlorfénapyr, sont interdits depuis 2022 en vertu de l’article L253-8 du code rural. Les substances actives sont elles-mêmes interdites depuis le 1er janvier 2026.

L’alpha-cyperméthrine avait été classée candidate à la substitution en 2019 par la Commission européenne, avant le retrait de son approbation en 2021 faute de données toxicologiques suffisantes. Le chlorfénapyr, quant à lui, a vu son processus d’autorisation abandonné dès 2001. Malgré cela, BASF conteste toute illégalité et affirme que ces substances ne présentent pas de danger.

Les associations réclament de leur côté une interdiction totale de production et d’exportation de pesticides interdits, y compris pour les biocides, ainsi qu’une action coordonnée au niveau européen.

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