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En bref — Pesticides

Plan pesticides du gouvernement : « le compte n’y est pas » pour les ONG

Le mercredi 25 avril, le gouvernement a présenté son nouveau plan de réduction des pesticides. « Le compte n’y est pas », regrette l’ONG Générations futures, qui déplore notamment la possibilité laissée aux filières de préciser « elles-mêmes leurs intentions d’action pour sortir réellement de la dépendance actuelle aux pesticides », les même filières « qui résistent au changement depuis 10 ans et portent la responsabilité de l’échec du plan Ecophyto. » De plus, ne pas vouloir prolonger l’autorisation des substances actives les plus préoccupantes est « très insuffisant » pour l’ONG, qui appelle à « retirer en urgence les produits les contenant ». Générations futures salue toutefois la « prise en compte » de « la situation des riverains des zones cultivées (…) par les ministres de l’Environnement et de la Santé. »

Même son de cloche chez France nature environnement, qui qualifie dans un communiqué le plan d’action de « décevant » : « Le gouvernement propose des solutions qui n’ont pas fonctionné ces dix dernières années ; qu’est-ce qui va changer cette fois ? La volonté de la société civile de sortir des pesticides est de plus en plus affirmée ; il faudra que l’ensemble des acteurs prennent leurs responsabilités pour reconstruire le lien abimé entre agriculture et société. »

De son côté, la Confédération paysanne se demande « où est passé le plan de “sortie” des pesticides réclamé par le président de la République lors du renouvellement de la licence d’utilisation du glyphosate ? Ce matin [mercredi], les quatre ministres concernés ont présenté un simple plan d’action pour réduire la dépendance de l’agriculture aux produits phytopharmaceutiques ». Le syndicat regrette qu’aucun calendrier précis n’ait été établi, que l’interdiction du glyphosate ne soit plus d’actualité et conditionnée à une évaluation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) sur ses effets cancérogènes. L’accompagnement des agriculteurs et la mise à disposition de produits alternatifs de protection des cultures sont « deux sujets majeurs » pour la Confédération paysanne ; le syndicat regrette qu’ils doivent encore faire l’objet de « concertations complémentaires ».

  • Source  : Reporterre

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