Plus de 5 millions de Français vivent dans des îlots de chaleur
La moitié des habitants des villes de plus de 400 000 habitants (Paris, Marseille, Lyon et Toulouse) sont concernés par ces chaleurs suffocantes. - Flickr / CC BY-SA 2.0 / Lima Andruška
La moitié des habitants des villes de plus de 400 000 habitants (Paris, Marseille, Lyon et Toulouse) sont concernés par ces chaleurs suffocantes. - Flickr / CC BY-SA 2.0 / Lima Andruška
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Plus de 5 millions de Français vivent dans des quartiers très sensibles aux fortes chaleurs, dont 1,7 million à Paris, selon une mise à jour de l’outil « zones climatiques locales » (LCZ) du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) publiée mercredi 21 mai.
Dans son étude, le Cerema analyse la sensibilité à la chaleur des 88 plus grandes aires urbaines de France, où vivent 44 millions d’habitants. La moitié des habitants des villes de plus de 400 000 habitants (Paris, Marseille, Lyon et Toulouse) sont concernés par ces chaleurs suffocantes. Au total, ce sont 200 km2 de zones bâties, soit deux fois la surface de la ville de Paris, qui présentent une « forte ou très forte sensibilité à l’effet îlot de chaleur et demanderaient des actions d’adaptation importantes », dans un contexte où la France se prépare à une hausse des températures moyennes de 4 °C d’ici 2100.
Est appelé îlot de chaleur urbain une zone, généralement située en cœur de ville, où les températures sont bien plus élevées que dans les zones rurales environnantes et peinent à redescendre la nuit. Le centre de Paris peut ainsi afficher 10 °C de plus que sa périphérie. Ce phénomène peut avoir des conséquences sanitaires dévastatrices : avec en moyenne 400 décès liés à la chaleur chaque année, Paris est la capitale européenne la plus mortelle en cas de canicule.