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Pollution de l’air au maximum : découvrez en diaporama comment on la mesure

16 décembre 2016 / Lucas Mascarello (Reporterre)

La pollution aux particules fines et au protoxyde d’azote continue sur plusieurs villes de France. A Paris, vendredi 16 décembre, la circulation est de nouveau réduite. Mais qui est en charge de la surveillance de la qualité de l’air ? Des organismes indépendants, tel qu’Airparif pour l’Île-de-France. Plongée en DIAPORAMA dans les coulisses d’une agence qui nous permet de connaître la qualité de l’air que nous respirons.

Comment connaît-on ces valeurs qui permettent de déclencher les alertes à la pollution ?

En France, la surveillance de la qualité de l’air est assurée par des associations indépendantes. Et en Île-de-France, c’est Airparif qui est chargé depuis 1979 de cette mission et de la mise en œuvre des moyens d’analyse. Trente-six ans d’expertise et de savoir-faire qui offrent à l’association un recul congruent sur l’état de l’air en région parisienne.

Pour Pierre-Emmanuel Burg, ingénieur à Airparif, « sur les vingt dernières années, on constate une baisse sur la pollution de fond en Île-de-France ». Certains polluants ne posent plus problème : « Le plomb a été éliminé de l’essence et il y a moins d’industries ». En outre, le niveau de pollution est moins fort que dans d’autres pays.

Peut-on pour autant dire que la qualité de l’air est bonne ? Aussitôt, l’ingénieur d’Airparif modère ce bilan à priori positif et rappelle que les seuils européens sont régulièrement dépassés : « De ce point de vue, il y a un million et demi de Franciliens qui respirent un air qui ne respecte pas la réglementation au niveau des particules. Pour le dioxyde d’azote, émis principalement par le trafic, il y a plus de 9 Parisiens sur 10 qui sont soumis à des niveaux hors-la-loi. »

Et aujourd’hui, le niveau d’information et de recommandation est à nouveau déclenché et la France est encore une fois hors-la-loi. L’alerte fait suite aux épisodes de pollution fréquents en cette saison lorsque les conditions météorologiques ne permettent pas la dispersion des polluants. La dernière était le 23 février dernier quand justement, Airparif nous ouvrait ses portes et nous montrait l’envers du décor. Pas toujours facile à saisir, le travail de ces hommes et ces femmes nous permet pourtant de connaître précisément la qualité de l’air que nous respirons.

Plongée dans les coulisses d’Airparif en DIAPORAMA sonore :



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Lire aussi : Ségolène Royal sabre le budget de lutte contre la pollution de l’air

Source et photos : Lucas Mascarello pour Reporterre

Première mise en ligne le 15 juillet 2015.

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