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VidéoQuotidien

Saint-Valentin : les fleurs de saison à offrir

Kenya, Éthiopie, Colombie... En France, 85 % des fleurs vendues sont importées, dont les célèbres roses. Acheter local et de saison, c’est pourtant possible, et ce n’est pas forcément plus cher !

Anémones, renoncules, scabieuses... Il n’y a aucune rose dans les bouquets de Désirée, fleuriste écoresponsable à Paris, à quelques jours de la Saint-Valentin. Et pour cause, explique Audrey Venant, cofondatrice de la boutique : « Si la rose est traditionnellement et historiquement un symbole fort pour cette fête, c’est complètement hors saison. »

Pour la plupart, nos roses de Saint-Valentin ne sont pas non plus françaises. 60 % d’entre elles viennent du Kenya, où elles sont coupées très en amont du 14 février, puis transportées en Europe dans de polluants avions-cargos réfrigérés, explique notre experte en fleurs locales.

Alors, quelles fleurs françaises et de saison offrir ? Audrey Venant fourmille d’idées : « Ce qui est bien quand on sort des circuits traditionnels, c’est qu’on peut avoir une énorme palette de couleurs. » Plutôt qu’une rose, préférez la scabieuse, cette fleur rosée au cœur proéminent ; les renoncules, « fleur star de la saison » ; ainsi que l’anémone. Vous pouvez aussi profiter des premières tulipes de saison, et parfumer votre bouquet d’eucalyptus et de nombreux narcisses.

Françaises, et pas plus chères

Les boutiques Désirée sont nées en 2017 de la collaboration d’Audrey Venant et Mathilde Bignon. Les deux fleuristes se sont lancé le défi de ne travailler qu’avec des fleurs françaises après avoir découvert que 85 % des fleurs coupées vendues en France venaient de l’autre bout de la planète. Après une année à sillonner la France à la rencontre des producteurs, le pari a été réussi : dans leurs boutiques, des fleurs du Var ou encore d’Île-de-France. Une exception : quelques fleurs d’Italie.

Quid du prix ? Audrey Venant l’affirme : acheter des fleurs françaises et de saison ne coûte pas plus cher. « Si on a des producteurs en direct, on a moins d’intermédiaires, donc la répartition de la valeur est différente. »

Les fleuristes ont leur rôle à jouer pour représenter au mieux les fleurs françaises dans leurs échoppes : « Il faut s’engager et transformer nos propositions pour nos clients, soutient Audrey Venant, qu’ils aient confiance à changer leurs manières de consommer. »

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