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Sauver le Palais de la découverte : la pétition récolte 105 000 signatures

Le Palais de la découverte propose par exemple une expérience d’électrostatique, projetant des éclairs et dressant les cheveux sur la tête des visiteurs.

Une pétition pour « sauver » le Palais de la découverte a récolté, le 7 juillet, plus de 105 000 signatures. Lancée à l’initiative de ses salariés, et soutenue (entre autres) par l’Académie des sciences, l’École normale supérieure, les climatologues Jean Jouzel et Valérie Masson-Delmotte, elle demande aux tutelles de l’établissement — le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et le ministère de la Culture — de « confirmer au plus vite » leur engagement en faveur de la réouverture de l’institution au Palais d’Antin, dans le Grand Palais. 

Comme le racontait récemment Reporterre, ce musée emblématique des sciences, fermé pour travaux depuis 2020, craint pour sa survie. Alors qu’il devait temporairement rouvrir à partir du 11 juin pour accueillir une exposition sur l’intelligence artificielle, les salariés ont été informés le 20 mai par la direction qu’il n’en serait rien. Depuis, le flou est total.

Les salariés du Palais de la découverte craignent un déménagement de l’institution à la Cité des sciences et de l’industrie. Ces deux musées ont pourtant des « identités propres » et « complémentaires ». « Les réunir sous prétexte qu’ils présentent tous les deux “de la science” serait aussi absurde que de confondre le Louvre et le Centre Pompidou », écrivent-ils. Selon eux, l’expulsion du Palais de la découverte du Grand Palais condamnerait l’institution « à disparaître ».

Ces craintes s’appuient sur plusieurs déclarations de décideurs au cours des dernières semaines. Dans Le Figaro, en juin, la ministre de la Culture Rachida Dati a laissé entendre qu’un déménagement du Palais de la découverte était une option ouverte. Au même moment, dans Le Parisien, le ministère de la Culture annonçait le lancement d’une mission interrogeant « le modèle économique et l’emprise bâtimentaire d’Universcience », l’établissement public en charge de la gestion du lieu. En conseil des ministres, le 12 juin, il a également été mis « fin aux fonctions » du président d’Universcience, Bruno Maquart, sans motif annoncé.

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