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Victoire pour les industriels : la taxe sur les PFAS repoussée de 6 mois

Le Premier ministre a repoussé la mise en place de cette taxe au 1er septembre 2026.

C’est une discrète victoire pour l’industrie chimique : la redevance sur les polluants éternels a été repoussée par Matignon à la rentrée 2026, explique la cellule d’investigation de France Info dans une enquête publiée le 13 avril

Les industriels qui rejettent des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) dans l’eau — les célèbres polluants éternels — doivent en effet être soumis à une redevance, comme le prévoit la loi du 27 février 2025. Le montant de cette taxe fixé par la loi s’élève à 100 euros pour 100 grammes rejetés dans l’eau. Pourtant, plus d’un an après l’entrée en application du texte, on attend toujours le décret d’application pour la mise en œuvre effective de cette redevance.

Le Premier ministre a repoussé la mise en place de cette taxe au 1er septembre 2026. Et ce malgré l’opposition des représentants du ministère de la Transition écologique, qui plaidaient en février 2026 pour une entrée en vigueur au plus tard le 1er avril.

« Un cadeau fiscal de plusieurs millions d’euros aux industriels »

Les journalistes ont pu avoir accès à une note dans laquelle Bercy reconnaît qu’une entrée en vigueur cette année « demeure problématique pour l’industrie », laquelle « œuvre actuellement à la réduction des rejets, mais dont les investissements pour les réduire ne sont pas tous finalisés ». Un report qui réduit d’au moins 15 millions d’euros les recettes fiscales attendues de l’industrie chimique pour financer la dépollution des eaux, précise France Info. Plus de 200 entreprises seraient assujetties à cette redevance PFAS.

Générations futures exige des explications et des mesures concrètes dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu. « Ce nouveau report décidé par Matignon est inacceptable. Il offre un cadeau fiscal de plusieurs millions d’euros aux industriels responsables de la contamination éternelle de nos rivières et de nos nappes phréatiques », dénonce l’ONG.

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