Trump veut ouvrir des concessions pétrolières aussi grandes que l’Amazonie
Le cumul des zones concernées dépasse les 500 millions d’hectares, soit la superficie dela forêt amazonienne. - Pexels/CC/Kayden Moore
Le cumul des zones concernées dépasse les 500 millions d’hectares, soit la superficie dela forêt amazonienne. - Pexels/CC/Kayden Moore
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Deux salles, deux ambiances. Pendant que plus de 80 pays bataillent dans l’espoir de signer un accord historique sur la sortie des énergies fossiles à la COP30, Donald Trump torpille la lutte contre la crise climatique. Le 20 novembre, son administration a dévoilé un plan visant à autoriser des dizaines de forages pétrogaziers.
Au total, quelque 34 nouvelles concessions devraient être ouvertes, décuplant dès lors les capacités d’extraction d’hydrocarbures des États-Unis. Le cumul des zones concernées dépasse les 500 millions d’hectares. Une superficie équivalente à celle de la forêt amazonienne. Sont notamment concernés le golfe du Mexique — rebaptisé par le président climatosceptique « Golfe de l’Amérique » —, la côte californienne et le nord de l’Alaska, zone vierge jamais forée jusqu’à présent.
« Cette tentative irresponsable de vendre notre littoral à ses donateurs pétroliers est vouée à l’échec », a aussitôt riposté le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom. Même le sénateur de Floride, Rick Scott, pourtant dans le camp présidentiel, a exprimé son désaccord sur le réseau social X, rapporte l’AFP. Pour cause, les États bordant le golfe du Mexique demeurent marqués par la gigantesque marée noire survenue en 2010, suite à l’explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon.