La hausse du niveau de la Méditerranée menace les oiseaux
Ducrot nathalie / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons - Des flamants roses en Camargue. La région risque une énorme subversion d'ici la fin du siècle.
Ducrot nathalie / CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons - Des flamants roses en Camargue. La région risque une énorme subversion d'ici la fin du siècle.
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Plus d’un tiers des zones humides parsemant le pourtour méditerranéen pourrait disparaître sous les eaux d’ici à 2100. Parue le 17 mai, dans la revue Conservation Biology, une étude modélise les risques encourus par 938 sites côtiers en fonction de sept scénarios climatiques du Giec.
Résultat : avec un réchauffement limité à + 1,8 °C, autrement dit un scénario véritablement optimiste, 34,4 % des zones humides analysées seraient submergées par les eaux marines. À l’inverse, un réchauffement à + 4,4 °C signerait la disparition de 495 de ces sites… soit plus de la moitié. Des chiffres « sans doute sous-estimés », selon les auteurs eux-mêmes, d’autres menaces comme l’érosion côtière, la salinisation ou le tourisme n’ayant pas été prises en considération.
Pas d’habitat alternatif pour les oiseaux
Plus grande zone humide française, le parc naturel régional de Camargue « pourrait par exemple subir la submersion d’une surface de terre équivalente à quatre fois la superficie de Paris », précise un communiqué du Muséum national d’histoire naturelle, impliqué dans l’étude. De précédents travaux avaient déjà alerté que, à l’échelle de la planète, plus de la moitié des zones humides risquaient de succomber d’ici la fin du siècle.
Flamants roses, avocettes élégantes, tadorne de belon ou encore foulque macroule… Pour les oiseaux inféodés à ces écosystèmes, les conséquences seront dramatiques. Aucun habitat alternatif n’existe et « l’urbanisation risque d’empêcher [leur] déplacement vers l’intérieur des terres », prévient Fabien Verniest, auteur principal, dans Le Monde.