Vivez-vous dans un îlot de chaleur ? La carte des villes concernées
Un îlot de chaleur urbain se forme dans les villes en raison des matériaux des bâtiments et des surfaces, comme le béton, qui emmagasinent l’énergie solaire le jour et la restituent la nuit. Ici, une vue du quartier de la Défense, à Paris, en août 2024. - © Konstantin's Europe / Flickr
Un îlot de chaleur urbain se forme dans les villes en raison des matériaux des bâtiments et des surfaces, comme le béton, qui emmagasinent l’énergie solaire le jour et la restituent la nuit. Ici, une vue du quartier de la Défense, à Paris, en août 2024. - © Konstantin's Europe / Flickr
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Voici un outil à mettre entre toutes les mains des collectivités et des acteurs de l’aménagement désireux d’instaurer des politiques d’adaptation au changement climatique. Début octobre, Météo-France a publié une carte des îlots de chaleur urbains (ICU) pour 47 agglomérations françaises.
Un îlot de chaleur urbain se forme dans les villes en raison des matériaux des bâtiments et des surfaces, comme le béton, qui emmagasinent l’énergie solaire le jour et la restituent la nuit. À tel point que l’air au-dessus des villes se refroidit beaucoup moins rapidement que celui des campagnes. « Ce phénomène, essentiellement nocturne, correspond donc à un écart de température entre une agglomération et les zones moins urbanisées aux alentours », précise Météo-France.
Ces cartes révèlent ainsi les différences de températures entre les centre-villes et les périphéries plus rurales. À Paris, cet écart atteint jusqu’à + 6,4 °C, contre + 5,6 °C à Grenoble, + 4,9 °C à Lille, + 4,6 °C à Lyon, ou encore Clermont-Ferrand, + 4,7 °C.
« Ces valeurs correspondent à l’îlot de chaleur urbain maximal observé après une journée d’été fortement ensoleillée », souligne Météo-France qui précise aussi que ces données peuvent être « encore amplifiées lors des épisodes caniculaires ».