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25 millions de personnes « déplacées » en 2019 à cause de catastrophes naturelles

Les catastrophes naturelles comme les inondations, les sécheresses ou les typhons, exacerbées par le changement climatique, ont provoqué le déplacement de 25 millions de personnes au cours de l’année 2019. C’est trois fois plus que les conflits et violences (8,5 millions de déplacés), d’après les données compilées par le Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC), dans son rapport annuel sur les migrations internes publié mardi 28 avril.

« Les statistiques mondiales sur le déplacement interne n’ont jamais été aussi élevées et alarmantes qu’aujourd’hui », écrit Alexandra Bilak, directrice du Centre de surveillance des déplacements internes, dans le journal Le Temps.

D’après ce rapport, près de 46 millions de personnes, soit plus du double du nombre de réfugiés dans le monde, sont déplacées durablement à l’intérieur de leur propre pays en raison de conflits et de violences. Pour la première fois, l’IDMC estime aussi le nombre de personnes qui restent déplacées à suite de catastrophes : elles étaient cinq millions, fin 2019, à ne plus pouvoir rentrer chez elles. L’addition de deux chiffres porte le nombre de déplacés internes à près de 51 millions : un record.

« Les personnes déplacées internes constituent certaines des communautés les plus vulnérables et les plus marginalisées du monde, alerte Alexandra Bilak. Dans les villes comme Dacca (Bangladesh) et Mogadiscio (Somalie), dans les camps en Irak, en Syrie ou en Afghanistan, dans les installations de fortune dans le nord-est du Nigeria et dans les villages de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la situation est la même pour de nombreuses personnes déplacées : densité et surpeuplement, logements précaires, accès limité à l’eau potable, aux soins de santé et à l’éducation. »

  • Infographie : IDMC

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