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La Défenseure des droits dénonce l’usage des lacrymogènes et LBD sur les exilés de Calais

Des policiers empêchent des exilés d'embarquer sur une plage du Nord, en juillet 2025.

Lanceurs de balles de défense, grenades lacrymogènes, grenades de désencerclement… Ces armes intermédiaires auraient été utilisées contre des personnes migrantes par les forces de police alors qu’elles étaient embarquées aux abords des plages, entre 2022 et 2025, d’après une décision de la Défenseure des droits consultée par le journal Le Monde.

Suite à plus de 40 signalements d’associations de lutte pour les droits des personnes migrantes depuis 2022, Utopia 56 en particulier, l’autorité administrative indépendante a étudié 36 situations, et a constaté que ces armes ont été employées dans trois cas de figure, alors qu’aucune violence n’est prêtée aux migrants, y compris sur des groupes comprenant des enfants.

Des armes qui mettent en danger la vie de leurs cibles

Interrogée par le journal, la Défenseure des droits, Claire Hédon, déclare que l’utilisation d’armes de force intermédiaires par les forces de police « met en danger » la vie des personnes qui tentent de traverser la Manche, au détriment de leur devoir de « protection ».

Elle recommande dans sa décision d’« instaurer une obligation de rendre compte par écrit de tout usage d’une arme de force intermédiaire », ainsi que le « déclenchement systématique » des caméras.

En 2024, 72 personnes sont décédées en mer en tentant de traverser la Manche, selon la préfecture maritime.

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