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Soutien à la corrida : l’agglomération de Nîmes a dépensé 340 000 euros en 5 ans

La chambre régionale des comptes d’Occitanie a publié un rapport.

340 000 euros de dépense publique en cinq ans. C’est ce qu’a coûté le soutien à la tauromachie apporté par la commune de Nîmes et la communauté d’agglomération Nîmes métropole, entre 2019 et 2023. Soit un coût de 68 000 euros par an, une fois déduites les recettes liées aux redevances que les entreprises exploitant les arènes versent à la commune. Ces chiffres sont ceux de la chambre régionale des comptes d’Occitanie, qui a publié le 6 mars un rapport sur le sujet.

Ce soutien financier est qualifié de « modeste » et « très mesuré » par la chambre, qui souligne que l’organisation de ces corridas engendre des retombées économiques « importantes », sans toutefois être capable de les mesurer.

Deux éléments du rapport concentrent toutefois les critiques des opposants à la tauromachie. D’une part, le fait que la communauté d’agglomération achète de nombreuses places pour ensuite les offrir. « Une manière de soutenir la billetterie des spectacles tauromachiques, alors en diminution », dit le rapport. Une astuce « afin de donner l’impression d’un intérêt du public pour cette activité mortifère », tacle en réaction le Parti animaliste dans un communiqué.

D’autre part, l’argent public sert notamment à soutenir deux associations tauromachiques, à hauteur de 25 000 euros par an. Or, leurs activités sont « insuffisamment contrôlées », d’après le rapport, alors qu’elles impliquent l’apprentissage à des enfants de la tauromachie et qu’elles utilisent cet argent « pour acheter notamment des taureaux et faire subir à ces animaux des sévices et actes de cruauté par des enfants », dénonce sur France 3 l’Alliance anticorrida.

« La feria est le véritable poumon économique de Nîmes mais en aucun cas la corrida. La Chambre régionale des comptes nous le confirme : sur près de 2 millions de visiteurs de la feria, seulement 5 % assistent aux corridas. Nîmes, ainsi que les autres villes taurines, peuvent allègrement se passer des corridas, qui pèsent sur les budgets publics au détriment des administrés qui doivent les financer via leurs impôts », conclut Eddine Ariztegui, coprésident du Parti animaliste.

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