Média indépendant, en accès libre pour tous, sans publicité, financé par les dons de ses lecteurs

En brefClimat

43,1 millions d’enfants déplacés à cause du changement climatique

Des enfants dans un camp de réfugiés cerné par les eaux, en Inde, en 2022.

Victimes invisibles et silencieuses du changement climatique, 43,1 millions d’enfants ont été contraints de quitter leur domicile entre 2016 et 2021. Publié le 5 octobre, un rapport de l’Unicef révèle à quel point les catastrophes météorologiques, alimentées par le changement climatique d’origine anthropique, entraînent le déracinement de nombreux enfants.

Dans le détail, 95 % de ces déplacements sont provoqués par les inondations et les tempêtes. « Les feux de forêt ont eux déclenché 810 000 déplacements », précise le Fonds des Nations unies pour l’enfance, et « plus de 1,3 million » pour les sécheresses. Les données liées à ces dernières restent toutefois sous-estimées, les déplacements qu’elles provoquent survenant plus lentement.

76 % des enfants dominiquais déplacés en six ans

Les principaux pays touchés sont la Chine, l’Inde et les Philippines. En cause, « leur exposition à des conditions météorologiques extrêmes, de l’importance de leur population infantile et des progrès réalisés en matière d’alerte précoce et de capacités d’évacuation », détaille le rapport. L’Afrique et les petites îles restent également très vulnérables. La Dominique a notamment observé l’équivalent de 76 % de ses enfants être déplacés en l’espace de six ans.

« Pour ceux qui sont obligés de fuir, la peur et les répercussions engendrées par de telles catastrophes peuvent être particulièrement dévastatrices, avec l’inquiétude de savoir s’ils pourront un jour rentrer chez eux, reprendre l’école, ou s’ils seront contraints de partir à nouveau », a souligné la patronne de l’Unicef, Catherine Russel. Elle exhorte les gouvernements à prendre des « mesures urgentes », à l’occasion de la COP 28, à Dubaï.

Alors que les alertes sur le front de l’environnement se multiplient, nous avons un petit service à vous demander. Nous espérons que les dernières semaines de 2023 comporteront des avancées pour l’écologie. Quoi qu’il arrive, les journalistes de Reporterre seront là pour vous apporter des informations claires et indépendantes.

Les temps sont difficiles, et nous savons que tout le monde n’a pas la possibilité de payer pour de l’information. Mais nous sommes financés exclusivement par les dons de nos lectrices et lecteurs : nous dépendons de la générosité de celles et ceux qui peuvent se le permettre. Ce soutien vital signifie que des millions de personnes peuvent continuer à s’informer sur le péril environnemental, quelle que soit leur capacité à payer pour cela.

Contrairement à beaucoup d’autres, Reporterre ne dispose pas de propriétaire milliardaire ni d’actionnaires : le média est à but non lucratif. De plus, nous ne diffusons aucune publicité. Ainsi, aucun intérêt financier ne peut influencer notre travail. Être libres de toute ingérence commerciale ou politique nous permet d’enquêter de façon indépendante. Personne ne modifie ce que nous publions, ou ne détourne notre attention de ce qui est le plus important.

Avec votre soutien, nous continuerons à rendre les articles de Reporterre ouverts et gratuits, pour que tout le monde puisse les lire. Ainsi, davantage de personnes peuvent prendre conscience de l’urgence environnementale qui pèse sur la population, et agir. Ensemble, nous pouvons exiger mieux des puissants, et lutter pour la démocratie.

Quel que soit le montant que vous donnez, votre soutien est essentiel pour nous permettre de continuer notre mission d’information pour les années à venir. Si vous le pouvez, choisissez un soutien mensuel, à partir de seulement 1 €. Cela prend moins de deux minutes, et vous aurez chaque mois un impact fort en faveur d’un journalisme indépendant dédié à l’écologie. Merci.

Soutenir Reporterre

Abonnez-vous à la lettre d’info de Reporterre
Fermer Précedent Suivant

legende