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En brefPollutions

90 % des sites de baignade français ont une eau de bonne qualité

La Roche-sur-le-Buis (Drôme, France). dans plus de 90 % des sites de baignade français, l’eau est d’excellente ou de bonne qualité.

Bonne nouvelle pour cet été : dans plus de 90 % des sites de baignade français, l’eau est d’excellente ou de bonne qualité. Telle est la conclusion du contrôle sanitaire de la qualité des eaux, mené en 2023 par les Agences régionales de santé (ARS), et rendu public le 22 juillet 2024.

Tous les ans, les analyses microbiologiques des ARS permettent aux vacanciers et aux habitants de connaître la qualité des sites à proximité, et aux autorités sanitaires de prévenir les risques pour la santé humaine. Plus de 3 300 sites de baignade (eau douce et eau de mer) sont étudiés, pour rechercher une éventuelle contamination d’origine fécale (paramètres microbiologiques Escherichia coli et entérocoques intestinaux). « Pour la saison balnéaire 2023, plus de 34 000 prélèvements d’échantillons d’eau ont été effectués à des fins d’analyse par des laboratoires agréés », précise le ministère de la Santé dans un communiqué.

Résultat : 90,4 % des sites recensés ont été classés d’excellente ou de bonne qualité. « Par ailleurs, 94,5 % des sites de baignade ont été classés de qualité au moins suffisante, et sont en conformité avec la directive européenne », ajoute le ministère de la Santé. Il s’agit de taux similaires aux années précédentes. En 2022, 90,1 % des sites français de baignade avaient été jugés bons ou excellents sur le plan sanitaire.

2,9 % des lieux ont toutefois été classés de qualité insuffisante, soit 99 lieux de baignade. Un chiffre en baisse depuis 2013, indiquent les autorités sanitaires.

Une méthodologie différente pour Eau & Rivières de Bretagne

Au mois de mai, l’association Eau & Rivières de Bretagne a toutefois publié un classement des dix plages les plus régulièrement polluées de France, avec une méthodologie différente de celle des ARS. Elle estimait alors que l’eau n’était pas suffisamment saine dans 20 % des plages bretonnes. Une situation attribuable, selon elle, à l’élevage intensif.

L’association avait découvert que l’ARS bretonne avait commis des erreurs statistiques et écarté à tort des épisodes majeurs de pollution de son classement des eaux de baignade. Cela avait gonflé artificiellement la note de certaines plages. Cela a valu à l’ARS d’être condamnée en juin 2023 par le tribunal administratif de Rennes.

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