À Fos-sur-mer, les habitants sont surimprégnés de plomb, de furane et de benzène

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30 mai 2018

Ce sont trois polluants typiques des zones industrielles, et, il n’y a pas de hasard, les habitants de Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône), une des plus grandes zones industrielles d’Europe, y sont surimprégnés. Telle est la conclusion — rendue publique mardi 29 mai — à laquelle aboutit l’étude Index menée par l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions (IECP), qui associe citoyens, élus, industriels et scientifiques. Il s’agit de la première étude française de bio-imprégnation humaine multipolluants aux abords d’une zone industrielle.

« Située au voisinage de la zone industrialo-portuaire, sous l’influence des complexes pétrochimiques de Lavera, Berre et La Mède et à proximité de l’axe routier reliant l’Italie et l’Espagne, la ville de Fos-sur-Mer subit l’influence d’un ensemble de sources combinées de polluants particulaires et gazeux », indique l’institut.

Il a comparé l’imprégnation des habitants de Fos-sur-Mer à celle des habitants d’une zone témoin, située à plus de 15 km des sources d’émission des polluants analysés, dans les communes de Saint-Martin-de-Crau et de Mouriès. Les auteurs de l’étude ont effectué des prélèvements de sang et d’urine sur 138 personnes entre septembre et novembre 2016 afin d’analyser une cinquantaine de polluants. L’étude montre une surimprégnation des habitants de Fos-sur-Mer en plomb, en furanes et en benzène, du fait d’une exposition par inhalation des polluants. Cette surimprégnation résulte aussi de la contamination de l’environnement (consommation de produits de la mer ou de légumes locaux par exemple).

« Bien qu’aucun seuil ne soit dépassé, ces données ouvrent la voie à de plus amples recherches relatives à l’effet cocktail ou à l’impact sanitaire de la pollution aux particules ultrafines », explique l’Institut, qui demande une étude épidémiologique et l’ouverture d’un registre des cancers.



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