À Paris, un pic de chaleur à 50°C d’ici 2049 ?
Des températures diurnes de 50 °C seraient accompagnées de nuits consécutives au-delà des 20 °C, très difficiles à vivre pour le corps humain. - Alexander Kagan / Unsplash
Des températures diurnes de 50 °C seraient accompagnées de nuits consécutives au-delà des 20 °C, très difficiles à vivre pour le corps humain. - Alexander Kagan / Unsplash
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Le thermomètre grimpe inéluctablement à Paris. Franchira-t-il bientôt la barre des 50 °C ? Telle est la question sur laquelle six chercheurs français ont planché, dans une étude parue le 22 septembre dans la revue scientifique Climate Services. Pour établir une date approximative, les scientifiques ont comparé différents scénarios d’émission anthropique de gaz à effet de serre. Et dans le plus pessimiste d’entre eux, le fameux pic de chaleur serait atteint dès 2049. Autrement dit, dans vingt-cinq ans.
Le franchissement d’un tel seuil aurait des répercussions désastreuses, préviennent les auteurs : « Les vagues de chaleur ont des impacts énormes sur la société et les écosystèmes, et génèrent fréquemment des milliers de décès supplémentaires chaque été en Europe. » À ce pic de 50 °C, s’additionneraient les nuits dites « tropicales » où le mercure reste supérieur à 20 °C. Un phénomène boosté par le changement climatique, qui empêche les corps de récupérer lors des canicules et provoque ainsi une surmortalité.
Établi en 2019, le record de température à Paris est de 42,6 °C. Si la trajectoire actuelle se poursuit ou s’infléchit quelque peu, le pic de chaleur à 50 °C pourrait être retardé aux années 2070. Mieux ! Il pourrait ne jamais survenir en cas d’efforts colossaux d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. « On peut l’éviter, insiste l’auteur principal Pascal Yiou, auprès de Libération. Pour moi, c’est un message très important. »