Comment votre région sera affectée par le changement climatique
Dans le pire scénario du Giec, l’île d’Oléron pourrait être rayée de la carte. - Wikimedia / CC BY-SA 4.0/ Nataloche
Dans le pire scénario du Giec, l’île d’Oléron pourrait être rayée de la carte. - Wikimedia / CC BY-SA 4.0/ Nataloche
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Des châteaux de la Loire au GR20 de l’île de Beauté, en passant par l’emblématique canal du Midi… Aucune contrée française n’est épargnée. Le 19 septembre, le Réseau Action Climat a dévoilé un panorama des répercussions du changement climatique. Quatre-vingt-seize pages offrent un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler chacune des régions françaises si les émissions de gaz à effet de serre ne baissent pas drastiquement dans les prochaines décennies.
Dans le pire scénario du Giec, d’ici 2100, la Provence-Alpes-Côte-d’Azur pourrait enregistrer une hausse de température de 7 °C en période estivale, avec des pointes à 50 °C. Les gorges du Verdon seraient asséchées, et 231 des 256 glaciers du massif des Écrins seraient susceptibles de disparaître. Côté pyrénéen, le seul réchauffement de 2 °C du thermomètre mondial suffirait à condamner l’ensemble des stations de ski — à l’exception de trois rescapées.
Toujours en Occitanie, le canal du Midi reliant Toulouse à la mer Méditerranée depuis le XVIIe siècle pourrait, lui, être à sec. À l’inverse, dans la Nouvelle-Aquitaine voisine, l’île d’Oléron pourrait bel et bien être rayée de la carte. Sa côte sud enregistre déjà un recul de 10 à 20 mètres par an depuis les années 1960. Ce, au même titre que les atolls de Tuamotu, en Polynésie française, où la hausse du niveau des mers pourrait forcer 16 000 habitants à abandonner leurs îles.
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En Île-de-France, la forêt de Fontainebleau devrait revêtir un tout autre visage, les essences actuelles devant être remplacées par d’autres plus adaptées au nouveau climat. Et le risque que Paris devienne inhabitable, à cause des îlots de chaleur urbains, est réel, rappelle encore le rapport. Ces scénarios bien sombres « confirment l’impérieuse nécessité d’agir rapidement, tant [leurs conséquences] seraient dramatiques », concluent les auteurs.