A69 : des activistes occupent de nouveaux arbres menacés
La nouvelle occupation des arbres sur l'A69, le 24 février 2025. - Facebook/Les Soulèvements de la Terre
La nouvelle occupation des arbres sur l'A69, le 24 février 2025. - Facebook/Les Soulèvements de la Terre
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À quelques jours d’un verdict historique, susceptible d’acter la fin du projet d’autoroute entre Toulouse et Castres (A69), les « écureuils », ces militants grimpant aux arbres, signent leur grand retour. Dans la nuit du 22 au 23 février, deux militants anti-A69 ont grimpé aux branches de deux arbres menacés d’abattage. Une première depuis le 7 octobre dernier, et l’expulsion de l’ultime bastion de résistance sur le chantier, autrefois baptisé la zad du Verger.
Cette nouvelle occupation intervient à la suite d’une récente découverte : « Tout au long du tracé, des centaines d’arbres ont été marqués ces derniers jours par le concessionnaire en vue d’être abattus avant le 31 mars », déplore le collectif La Voie est libre. Or, à ses yeux, jamais ces troncs n’auraient dû être badigeonnés de peinture. Le 10 septembre, dans un communiqué, la préfecture du Tarn assurait en effet qu’il n’y avait « plus aucun arbre à couper dans le département ».
« Doit-on s’habituer à ces mensonges d’État ou y a-t-il encore un espace pour s’indigner de ces atteintes continuelles à la probité […] ? » questionne La Voie est libre. Hors de question, préviennent les militants. Un appel à soutenir les « écureuils », à repérer et à défendre les arbres menacés a été diffusé, « jusqu’à l’annulation probable de l’autorisation environnementale ce 27 février ».