Appel de Commercy : dans la Meuse, des Gilets jaunes appellent à des assemblées populaires

4 décembre 2018

Le vendredi 30 novembre, le groupe des gilets jaunes de Commercy, en Meuse, a lancé un « appel à des assemblées populaires partout en France ».

Dans une vidéo, ainsi que dans un texte, ils ont expliqué leur démarche : « nous fonctionnons depuis le début avec des assemblées populaires quotidiennes, où chaque personne participe à égalité. Nous avons organisé des blocages de la ville, des stations services, et des barrages filtrants ». Ils ont également construit une cabane sur la place centrale, où ils se retrouvent « tous les jours pour nous organiser, décider des prochaines actions, dialoguer avec les gens, et accueillir celles et ceux qui rejoignent le mouvement ».

Dans leur appel, ils ont refusé de désigner des représentants « qui finiraient forcément par parler à notre place », comme le demande le gouvernement et certaines franges du mouvement des gilets jaunes.

« Ce n’est pas pour mieux comprendre notre colère et nos revendications que le gouvernement veut des représentants, ont-ils estimé. C’est pour nous encadrer et nous enterrer ! Comme avec les directions syndicales, il cherche des intermédiaires, des gens avec qui il pourrait négocier. Sur qui il pourra mettre la pression pour apaiser l’éruption. Des gens qu’il pourra ensuite récupérer et pousser à diviser le mouvement pour l’enterrer. »

D’après eux, le mouvement des gilets jaunes réclame « un système nouveau où ceux qui ne sont rien comme ils disent avec mépris, reprennent le pouvoir sur tous ceux qui se gavent, sur les dirigeants et sur les puissances de l’argent ».

Plutôt que de « céder à l’engrenage de la représentation et de la récupération », ils ont appelé à « créer partout en France des comités populaires, qui fonctionnent en assemblées générales régulières », ainsi que des cabanes ou « maisons du peuple » comme à Saint-Nazaire, pour se retrouver.

  • La vidéo de l’appel :
  • Le contact du groupe de Commercy : giletsjaunescommercy@gmail.com

- Source : courriel à Reporterre.



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