Journal indépendant, sans publicité, sans actionnaire, en accès libre, financé par les dons de ses lecteurs
Recevoir la lettre d'info Logo Reporterre
Fermer

Europe

Après le Brexit, des négociations pour éviter le « dumping environnemental »

À minuit, ce vendredi 31 janvier, le Royaume-Uni sera officiellement un pays extérieur à l’Union européenne. Trois ans et demi après le vote des Britanniques par référendum et après de longues manœuvres diplomatiques, le Brexit sera effectif. Pour autant, la période qui s’ouvre s’annonce délicate : une phase de négociations, de onze mois, doit aboutir fin 2020 à un traité sur la relation entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

De nombreuses questions et inquiétudes restent en effet en suspens, notamment sur le plan écologique. Parmi les pierres d’achoppement, la question du marché carbone et du dumping environnemental.

« Les discussions n’ont pas commencé de la meilleure des façons, car le gouvernement britannique affirme vouloir bénéficier d’un accès total [au marché unique], mais aussi qu’il entend diverger [des règles de l’UE], a notamment averti l’eurodéputé LREM Pascal Canfin à Euractiv. Pour l’industrie de l’UE, il est inacceptable que le Royaume-Uni bénéficie d’un accès complet au marché unique de l’Union, alors qu’un prix du carbone plus bas est proposé de l’autre côté de la Manche. »

Le Royaume-Uni fait actuellement partie du système européen d’échange de quotas d’émission (SCEQE), mais son gouvernement prévoit d’en sortir et de mettre en place son propre système de tarification du carbone. Pascal Canfin a déclaré à la presse que « les marchés devr[aient] afficher les mêmes prix ». Sinon, le parlementaire entend promouvoir l’adoption d’une taxe carbone aux frontières.



Autre dissension, agricole cette fois-ci : les OGM. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, s’est engagé fin 2019 à supprimer les réglementations européennes anti-OGM après le Brexit. L’ouverture de Londres aux OGM serait un élément essentiel pour lui permettre de conclure rapidement un accord commercial avec les États-Unis. Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit pour l’UE, avait alors déclaré que si le nouveau gouvernement britannique tentait de contourner des normes législatives européennes en matière de protection de l’environnement, un accord de libre-échange ne serait pas envisageable, selon Euractiv.

Recevoir gratuitement par e-mail les lettres d’info

Inscrivez-vous en moins d'une minute pour recevoir gratuitement par e-mail, au choix tous les jours ou toutes les semaines, une sélection des articles publiés par Reporterre.

S’inscrire
Fermer Précedent Suivant

legende