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Bisphénol A : le perturbateur endocrinien omniprésent chez les Européens

On retrouve le bisphénol A par exemple dans les bouteilles en plastique. Depuis 2015, son usage est proscrit en France pour la production de contenants alimentaires.

Le bisphénol A (BPA) est omniprésent dans le corps des Européens. Leur exposition à ce perturbateur endocrinien se situe « bien au-dessus » des niveaux de sécurité sanitaire, alerte l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) dans un rapport publié le 14 septembre. « Cela présente un risque sanitaire potentiel pour des millions de personnes », déplore le gendarme européen de l’environnement.

L’AEE a détecté du BPA dans les urines de 92 % des 2 756 adultes qui ont pris part à l’une de ses campagnes de biosurveillance humaine. Ces participants sont originaires de onze pays européens : Croatie, République tchèque, Danemark, France, Finlande, Allemagne, Islande, Luxembourg, Pologne, Portugal et Suisse. Les mesures ont été réalisées entre 2014 et 2020.

Si la concentration en BPA mesuré dans les urines ne dépassait le seuil de sécurité européen « que » pour 71 % des participants suisses, elle était supérieure à ce seuil dans 100 % des cas en France, au Luxembourg et au Portugal, relève l’AEE.

Longtemps omniprésent dans des produits du quotidien — comme les bouteilles en plastique —, le bisphénol A est associé, entre autres, à des troubles de la fertilité, des maladies cardiovasculaires, des cancers hormonaux et de l’obésité, explique l’AEE. Depuis 2015, son usage est proscrit en France pour la production de contenants alimentaires. Mais la résine époxy utilisée pour tapisser les canalisations peut permettre à ce perturbateur endocrinien de migrer jusqu’à l’eau potable, relève l’agence ; les produits en plastique polycarbonate, les scellants dentaires, ainsi que certains dispositifs médicaux peuvent également être une voie d’exposition.

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