Bordeaux, Bergerac, Cannes... Plus de 300 communes en état de catastrophe naturelle
En tout, plus de 2 000 communes en avaient fait la demande. - Pxhere/CC0
En tout, plus de 2 000 communes en avaient fait la demande. - Pxhere/CC0
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La décision était attendue par les municipalités concernées. Selon deux arrêtés parus au Journal officiel le 3 août, l’état de catastrophe naturelle a été reconnu dans près de 320 communes, essentiellement pour des épisodes de sécheresse et d’inondations survenues en 2023 et sur la première moitié de l’année 2024. C’est le cas de Bordeaux, Bergerac ou encore de Thionville. Les autres communes, dont Nîmes et Cannes, le sont au titre de la sécheresse.
En tout, plus de 2 000 communes en avaient fait la demande. Coulées de boue, avalanches, tremblements de terre… La catastrophe naturelle peut être déclarée lorsqu’un ou plusieurs événements se produisent avec une intensité anormale. L’administration analyse commune par commune si les conditions de reconnaissance de cet état sont réunies.
Une fois l’état de catastrophe naturelle reconnu, la prise en charge des dégâts par la Caisse centrale de réassurance et les compagnies d’assurance peut commencer. Alors que la multiplication des catastrophes naturelles est liée au dérèglement climatique, pour maintenir le régime d’indemnisation public à l’équilibre, les assurances habitation vont significativement augmenter dès le 1er janvier 2025. La surprime pour les habitations et les contrats d’assurance professionnelle va ainsi passer de 12 à 20 % et celle sur les contrats vol et incendie de 6 à 9 %.