Brésil : les députés votent un « coup mortel » pour l’environnement
Une zone déforestée au Brésil, le long de l'autoroute BR-319, qui traverse l’Amazonie (en 2022). - © Michael Dantas / AFP
Une zone déforestée au Brésil, le long de l'autoroute BR-319, qui traverse l’Amazonie (en 2022). - © Michael Dantas / AFP
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Vent d’inquiétude au pays hôte de la COP30. Dans la nuit du 17 juillet, le Parlement brésilien a adopté un assouplissement inédit des conditions de délivrance des autorisations environnementales. En clair, une panoplie d’exceptions facilitant l’octroi d’autorisations pour des travaux qualifiés de stratégiques a été créée, et des permis pourront être accordés... sur la base d’une simple déclaration d’engagement.
Aux yeux du réseau d’ONG Observatoire du climat, il s’agit là du « plus grand recul législatif environnemental depuis la dictature » ayant gangrené le pays de 1964 à 1985. De son côté, Greenpeace a qualifié ce texte de « projet de la dévastation » et a réclamé à ce qu’il soit « totalement rejeté ».
« Plus grand recul législatif environnemental depuis la dictature »
Un revers alarmant à l’approche du grand raout climatique de novembre, hébergée et présidée par le Brésil. Soutenues par 267 députés — contre 116, ces nouvelles mesures doivent encore être promulguées par le président, Luiz Inácio Lula da Silva. Si son ministère de l’Environnement s’oppose fermement à ce « coup mortel » à la protection des écosystèmes, celui de l’Agriculture soutient l’adoption sans broncher. Le chef d’État, lui, ne s’est pas exprimé.