Bruxelles veut détricoter une loi majeure pour la protection de l’eau
La Commission européenne a annoncé une révision de la directive-cadre sur l'eau, une décision fort négative pour cette ressource (image d'illustration). - Pxhere
La Commission européenne a annoncé une révision de la directive-cadre sur l'eau, une décision fort négative pour cette ressource (image d'illustration). - Pxhere
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À Bruxelles, l’offensive contre le droit de l’environnement se poursuit. Dernière victime en date — et non des moindres : la directive-cadre sur l’eau, un pilier de la législation européenne qui protège l’or bleu sur le continent depuis vingt-cinq ans.
Mercredi 10 décembre, la Commission européenne a ainsi annoncé une révision de cette directive en 2026, une perspective très attendue par le lobby minier. Le secteur demande en effet des dérogations aux normes de qualité de l’eau, afin de faciliter l’octroi de permis pour les mines.
Dans le cadre de son plan RESourceEU, la Commission entend « lever tous les obstacles réglementaires » à la production et au recyclage de matières premières critiques, notamment minières. Objectif : faciliter l’ouverture de mines sur le territoire européen afin de mettre fin à la dépendance vis-à-vis de la Chine et des États-Unis.
De son côté, le Mouvement européen de l’eau (EWM) a mis en garde « contre les conséquences négatives » de la révision de la directive-cadre. « Sans ce cadre juridique commun, toute garantie du bon état écologique et chimique des masses d’eau de l’Union européenne disparaît », ont averti les associations du mouvement dans un communiqué.