Coca-Cola, sponsor des JO et champion de la pollution plastique
C’est la sixième fois (en autant de classements) que la marque américaine occupe la première marche du podium. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 Deed / Santeri Viinamäki
C’est la sixième fois (en autant de classements) que la marque américaine occupe la première marche du podium. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 Deed / Santeri Viinamäki
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L’un des principaux sponsors des Jeux olympiques de Paris 2024 – qui se targuent d’être les plus écologiques de l’histoire – est champion d’une triste discipline : la pollution plastique. Selon un rapport publié le 7 février par l’ONG Break Free From Plastic, la multinationale Coca-Cola reste, en 2023, le premier pollueur plastique du monde.
C’est la sixième fois (en autant de classements) que la marque américaine occupe la première marche du podium. Suivent Nestlé, Unilever, les multinationales du secteur agroalimentaire PepsiCo, Mondelēz International et Mars Inc, puis le groupe spécialisé dans les produits de nettoyage et d’hygiène Procter & Gamble. Le groupe français Danone occupe la huitième place mondiale.
En France : le groupe de Cristaline et St-Yorre sur le podium
Dans l’Hexagone, le groupe Alma (qui détient notamment les marques d’eau en bouteille Cristaline et St-Yorre) décroche la médaille d’or du plus gros pollueur.
Ce classement a été dressé à partir de la masse de détritus de plastique collectée en 2023 lors d’opérations de ramassage à travers le monde. 250 collectes ont été réalisées aux alentours des plages, rivières, parcs, forêts et rues de quarante-et-un pays. Près de 9 000 bénévoles d’une centaine d’associations se sont mobilisés dans le cadre de cette opération. Au total, 537 719 déchets plastiques ont été collectés, puis analysés afin d’en déterminer la marque.
Dans un communiqué, le mouvement Break Free From Plastic appelle les entreprises à communiquer avec davantage de transparence sur leur utilisation de plastique, à cesser de soutenir de « fausses solutions telles que l’incinération du plastique et le recyclage chimique », à s’éloigner des emballages uniques (y compris biodégradables et compostables), et enfin à développer le réemploi.